Ce printemps, j’allais comme chaque année chercher les pics. Le pic vert est celui que je recherche avec le plus d’envie. Je n’ai pas réussi à trouver le nid de ce bel oiseau, bien répandu, mais toujours très discret. Celui du pic noir, par contre, je l’ai découvert dans une hêtraie que je connais bien. Un grand foyard est percé de quatre cavités et le pic noir s’est installé dans la plus haute.. Mais c’est déjà bien d’en trouver une. Pour avoir un bon angle de prise de vue et ne pas être gêné par les feuillages , un seul endroit convenait, mais quasi impossible à me camoufler. J’ai donc utilisé une télécommande pour déclencher l’appareil photo depuis un peu plus loin, et j’étais bien caché. Il ne restait plus qu’à attendre. Les espaces entre les nourrissages peuvent être longs pour le pic noir. Il peut se passer facilement une heure ou deux entre deux nourrissages. Au bout de plusieurs jours, quelques images vinrent récompenser ces longs affûts.